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Dimanche 21 mars 2010
L’un des intellectuels phares de la Résistance palestinienne : Khalid Amayreh PAL

Le cauchemar permanent de Gaza est un stigmate de honte sur le front  de la communauté internationale et sur la conscience de toute  l’humanité.

Maintenant, je comprends pourquoi beaucoup de gens se taisaient quand  les nazis faisaient ce qu’ils faisaient en Europe au cours de la  Seconde Guerre mondiale.

Khalid Amayreh


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Khalid Amayreh : La France n’est plus qualifiée pour jouer un rôle  constructif en Palestine
par Silvia Cattori*


Alors que le gouvernement israélien évoque une « paix économique »  avec les Palestiniens, et que le gouvernement français suggère une  reconnaissance d’un Etat palestinien fictif —sans territoire, ni  souveraineté—, Silvia Cattori a interrogé l’un des intellectuels  phares de la Résistance palestinienne : Khalid Amayreh. Pour lui, les  Occidentaux sont entrés dans une phase de déni de la réalité coloniale  en Palestine, qu’ils ne perçoivent plus qu’aux travers de l’image que  leurs Collaborateurs palestiniens leur rapportent.
   




Silvia Cattori : Les grandes associations de solidarité avec la cause  palestinienne publient immédiatement tous les écrits de militants  israéliens et journalistes comme Michel Warshavski, Uri Avnery, Amira  Hass, ou Gideon Levy, alors que peu de vos articles passent la  censure. Ceci montre bien que le discours dans le mouvement de  solidarité est biaisé, tronqué à volonté ; certes, on condamne  l’occupation mais on ne remet pas en question la légitimité de l’État  sioniste, la dépossession et l’occupation de la Palestine depuis 1948,  etc. Comme si l’occupation n’avait eu lieu que depuis 1967. Mieux vaut  être juif israélien pour être crédible quand on parle de la Palestine  et d’Israël ?

Khalid Amayreh [1] : Vos observations sont malheureusement exactes.  Toutefois, il vaut toujours mieux voir la moitié pleine du verre  proverbial. Le fait que ces gens soient arrivés à se rendre compte  eux-mêmes qu’Israël commet des crimes et des violations des droits  humains fondamentaux du peuple palestinien est un acte louable en soi.

Ce qui est plus important, c’est qu’un acte révolutionnaire ne peut se  produire en dehors de son milieu naturel, historique et politique.  Nous ne pouvons pas attendre de gens qui ont été élevés toute leur vie  au sein de la religion de l’holocauste qu’ils se convertissent  soudainement à l’antisionisme. En France, comme aux États-Unis et dans  une grande partie de l’Occident, tourner le dos complètement à Israël  et au sionisme, c’est perdre une certaine partie de son identité. Par  conséquent, beaucoup de gens ne sont tout simplement pas prêts à subir  la transformation souhaitée. Mon impression personnelle est que la  transformation finale se produira alors que la résistance universelle  au sionisme deviendra plus profonde et irréversible et que la futilité  du soi-disant processus de paix deviendra plus évidente, ce qui est en  train de se produire maintenant.

Silvia Cattori : L’assassinat à Dubaï d’un cadre militaire du Hamas,  Mahmoud al-Mabhouh, a été abondamment commenté. Jamais l’image  d’Israël n’a été aussi dégradée. Mais ne doit-on pas constater  qu’aucun État ne condamne la politique israélienne d’assassinats  ciblés de résistants palestiniens ? N’est-ce pas la démonstration que  les hommes politiques occidentaux se refusent à voir l’affreuse et  brutale politique de l’actuel Premier ministre Benyamin Netanyahou et  de son ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman ?

Khalid Amayreh : Voyez-vous, la politique internationale est très  semblable à une maison mal famée. Les principes, y compris les  soi-disant principes moraux, ne veulent rien dire face à la raison  d’État. Dans les pays occidentaux, les dirigeants et les politiciens  ne cessent d’affirmer les idéaux de liberté, de droits de l’homme et  de démocratie. Mais quand ces principes entrent en contradiction avec  l’opportunisme, ou sont soumis à un véritable test (par exemple, la  victoire électorale du Hamas en 2006), ils sont laissés de côté au nom  du réalisme et du pragmatisme.

La même chose s’applique au comportement d’Israël. Israël a toujours  été une entité criminelle ; et l’Occident s’en est accommodé. Par  conséquent, il serait naïf de s’attendre à ce que l’Occident connaisse  un soudain réveil de conscience, juste parce qu’Israël a assassiné un  dirigeant palestinien. Israël a toujours commis de tels crimes, et  l’Occident a toujours vécu avec ça ; donc il n’y a là absolument rien  d’extraordinaire.

Silvia Cattori : Quand le Premier ministre israélien Benyamin  Netanyahou répète qu’Israël ne se retirera jamais de Jérusalem Est, ni  ne reviendra aux frontières de 1967, ni n’autorisera les réfugiés  palestiniens à revenir dans ce qui est maintenant « Israël », quel  moyens avez-vous de faire entendre votre colère ?

Khalid Amayreh : J’ai tendance à le croire, ce qui me convainc  vraiment de la futilité de rechercher la paix avec Israël.  Malheureusement, il est trop tard pour la paix avec Israël. Maintenant  il y a, ou un conflit ouvert, ou un seul État démocratique sur tout le  territoire de la Palestine mandataire du Jourdain à la Méditerranée où  tous les habitants sont considérés comme des citoyens, sans  distinction de religion et d’ethnie. Inutile de dire que ce concept  est anathème pour Israël, puisqu’il conduirait à la perte de son  identité juive.

Silvia Cattori : Après avoir appelé à démembrer l’Irak, après avoir  détruit le Liban et la Palestine, Israël veut maintenant s’attaquer à  l’Iran. Le gouvernement du Président Sarkozy est ouvertement le plus  acharné à soutenir Israël contre l’Iran. Mais est-ce bien l’Iran qui  menace le Moyen-Orient ?

Khalid Amayreh : Non, l’Iran ne représente en rien une menace pour le  Moyen-Orient. L’Iran est encore très largement un pays du Tiers Monde  qui n’a pas la capacité (et l’inclination) de poser une telle menace.  D’ailleurs, l’Iran, contrairement à Israël, n’a pas mené de guerres  d’agression dans les temps modernes.

À mon avis, la raison motrice derrière l’hystérie israélo-occidentale  contre l’Iran est de s’assurer qu’Israël demeure la seule  superpuissance, incontestée et incontestable dans le Moyen-Orient tel  qu’il est aujourd’hui. Ainsi, les propos essentiellement phobiques  concernant la possible destruction d’Israël par l’Iran sont de la  foutaise [2]. C’est une insulte à l’intelligence des gens qui ne  devrait même pas être évoquée par des gens sérieux.

Israël possède des centaines de têtes nucléaires et des bombes, ainsi  que leurs vecteurs, ce qui signifie qu’il serait tout à fait insensé  de menacer Israël. Certains prétendront que les dirigeants iraniens  peuvent être « insensés » mais cela ne tient pas debout. Un pays qui a  su se diriger au travers des terrains traîtres de la politique  internationale ne peut pas réellement être insensé.

En dernière analyse, il s’agit d’un défi potentiel à la suprématie  d’Israël dans la région, non à son existence, une situation qui dure  depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C’est ce qui irrite  Israël et l’Occident.

Quant à Sarkozy, il manque de toute évidence de la rectitude d’un  dirigeant honnête. Il est tout-à-fait une copie européenne de George  Bush, mais qui ne possède pas l’énormité des moyens qui étaient à la  disposition de ce dernier.

Silvia Cattori : Comment la France — totalement alignée sur Israël  comme elle l’est maintenant [3]— pourrait-elle bien, comme elle en  affiche l’ambition, aider les Palestiniens à recouvrer leurs droits ?  N’a-t-elle pas déjà perdu tout son crédit et son influence dans la  région ? Quant à la stratégie d’Obama pour le Moyen-Orient n’a-t-elle  pas déjà échoué ?

Khalid Amayreh : La France n’est pas vraiment qualifiée pour exercer  un véritable rôle constructif en aidant les Palestiniens à recouvrer  leurs droits. La France, notamment sous le gouvernement actuel, est  trop réticente, trop inconsistante, trop dépourvue de principes et  trop séduite par le romantisme sioniste.

En effet, la France a démontré à maintes reprises que son cœur et son  esprit appartiennent à Israël, non à la justice. En outre, l’attitude  scandaleuse de la France lors de l’attaque génocidaire d’Israël contre  la population de la bande de Gaza, il y a un an, était réellement un  exemple classique de prostitution politique. Que peut-on dire d’autre  d’une puissance internationale majeure qui a autrefois enseigné au  monde le sens du mot liberté et qui est restée les bras croisés, à  regarder passivement la pluie de mort déversée par « les nazis »  d’Israël sur la tête des enfants et des femmes sans défense de Gaza  sous le prétexte mensonger de l’auto-défense ?

Silvia Cattori : N’avez-vous pas été choqué par l’appel à reconnaître  un « État palestinien sans frontières », lancé par Bernard Kouchner le  21 février 2010, jour de l’arrivée à Paris du président de l’Autorité  palestinienne, Mahmoud Abbas ? Si la France veut reconnaître un État  palestinien, pourquoi devrait-ce être sans avoir défini ses frontières  ?

Khalid Amayreh : Oui, j’ai été choqué. Et je pense que beaucoup  d’autres Palestiniens ont le même sentiment. La raison en est très  claire. La proposition française pour la reconnaissance d’un État  palestinien sans frontières devrait être considérée comme un  euphémisme pour la liquidation de la cause palestinienne.

D’ailleurs, tout arrangement temporaire devrait consister en  arrangements plus ou moins vagues, pour pouvoir être accepté par les  deux parties. Et à partir de notre expérience avec les Accords d’Oslo,  les accords vagues sont toujours interprétés par la partie puissante,  en l’occurrence Israël, d’une manière qui sert les desseins  israéliens, tandis que l’autre partie, les Palestiniens, n’a plus qu’à  se livrer à un rêve éveillé.

Shimon Peres, le héros du massacre de Cana [4], n’avait-t-il pas dit «  Je ne peux pas mettre un gardien sur les lèvres d’Arafat », lorsque le  défunt leader palestinien avait déclaré que les Accords d’Oslo  donnaient aux Palestiniens un État indépendant avec Jérusalem comme  capitale ?

D’ailleurs, qui voudrait ou pourrait garantir qu’Israël ne considère  pas les « frontières temporaires » comme des « frontières permanentes  » ? Les États-Unis ? La France ? Le Royaume Uni ? L’Allemagne (on ne  devrait probablement même pas mentionner l’Allemagne, étant donné son  étreinte avec le nazisme israélien ! [5]) ? Voyez donc, ces puissances  ne peuvent même pas obtenir d’Israël qu’il arrête la démolition d’une  maison arabe à Jérusalem-Est, et encore moins forcer Israël à se  retirer du territoire palestinien.

Silvia Cattori : Dans un article cosigné avec Miguel Angel Moratinos  [6], Bernard Kouchner a parlé d’un nouveau plan qui met à l’ordre du  jour des négociations sur le statut final de l’État palestinien. Ici,  encore, pensez-vous que c’est une solution crédible ? Le plan de  Bernard Kouchner n’est-il pas un plan israélien ? Un plan « pour  l’établissement des institutions et la création d’un État palestinien  viable » que le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, a fait sien  en été 2009, et qui entend construire un État « dans les faits et sur  terrain » pour 2011, par une multiplication de projets économique ?  Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Khalid Amayreh : Je pense que ce plan n’est pas un plan du tout. Il  s’agit plutôt d’un processus de tromperie à l’image du défunt  processus d’Oslo. D’ailleurs, il est toujours ridicule et vide de sens  de prétendre qu’un État palestinien viable peut être construit tandis  que les Palestiniens croupissent encore sous une cruelle occupation  militaire étrangère qui contrôle chaque aspect de leur vie.

Je crois sincèrement que M. Fayyad agit tout-à-fait comme Alice au  pays des merveilles. C’est un homme qui a été parachuté d’Amérique du  Nord en Palestine grâce à une décision du président Bush. J’ose dire  qu’il ne connaît pas vraiment la nature quasi-nazie du régime  israélien. En outre, il pense naïvement que le renforcement des  institutions, probablement accompagné d’une reconnaissance  internationale, pourrait créer un certain mécanisme, ou une dynamique,  qui finirait par faire du proverbial État palestinien viable, une  tâche réalisable.

À cela, nous les Palestiniens, qui avons déjà passé par tout ça, du  début à la fin, nous disons un grand « Non ». Nous avons appris, à la  dure, que la création d’un État avant la libération est un acte  dangereux et un stupide jeu de hasard. Cela a été prouvé d’une manière  éclatante au travers du processus d’Oslo, qui nous a donné l’annexion  au lieu de la libération, et l’apartheid au lieu d’un État.

D’ailleurs, qui voudrait garantir qu’Israël ne lancera pas ses chars  pour écraser toutes les institutions que M. Fayyad voudrait construire  en coopération avec des gens comme M. Kouchner, en particulier si les  Palestiniens devaient continuer à être confrontés à la permanence des  « frontières temporaires » proposées maintenant ?

Silvia Cattori : Salam Fayyad est un politicien que Nicolas Sarkozy et  Bernard Kouchner voudraient voir installé définitivement au pouvoir.  Luisa Morgantini, la dirigeante du mouvement de solidarité en Italie,  considère Salam Fayyad comme un militant qui se bat aux côtés de son  peuple. Qui est réellement Fayyad pour les Palestiniens ? Qu’a-t-il  fait pour améliorer la vie quotidienne de son peuple ? Avez-vous vu  moins de check points, moins de chômeurs sous son autorité ? Est-il  vrai que la situation économique se soit améliorée en Cisjordanie, et  qu’est-ce que cela signifie pour les Palestiniens sur le terrain ?  Pensez-vous que Fayyad soit la bonne personne pour apporter une  solution à la cause palestinienne ?

Khalid Amayreh : À mon avis, Fayyad est un homme qui s’efforce de  mettre en œuvre le concept de « paix économique » de Netanyahou, dans  lequel les Palestiniens, ou la majorité d’entre eux, accepteraient de  troquer leurs aspirations nationales contre des emplois et de  l’argent. En d’autres termes, il veut que nous nous contentions d’un «  Etat » déformé, un Etat sans dignité, sans liberté, sans autorité,  sans rien du tout, un petit avorton d’Etat qui serait perpétuellement  soumis et asservi à Israël. Quant à Jérusalem, au droit de retour des  réfugiés, aux nombreuses colonies juives qui continuent de s’étendre  sur notre terre, ce ne sont en rien ses préoccupations. Sa  préoccupation ultime est d’atteindre la « prospérité économique »,  mais aux dépens de nos droits légitimes et inaliénables, y compris le  droit de se libérer « du nazisme israélien ».

Si la vision de Fayyad devait aboutir, ce qu’à Dieu ne plaise, nous  serions condamnés à plusieurs décennies de servitude et  d’asservissement par le colonialisme juif, le tout au nom de la paix.

Silvia Cattori : Le peuple palestinien et sa cause ne peuvent que  souffrir de la scission entre le Fatah et Hamas. En 2008, vous disiez  qu’« il est impératif que les États membres de l’Union Européenne  (UE), amorcent soit collectivement soit individuellement un dialogue  avec le Hamas dans les plus brefs délais. Inutile de dire qu’un tel  dialogue serait utile à toutes les parties concernées ainsi qu’à la  cause de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ». [7]. En octobre  2009 quand le Fatah et le Hamas étaient proches de signer un pacte  d’unité nationale il y eut un espoir. Et pourtant la division demeure  ? Comment imaginer qu’Abbas et Fayyad puissent être loyaux demain dans  une coalition avec le Hamas, après toutes les trahisons que l’on sait  ?

Khalid Amayreh : Je ne suis pas très optimiste quant à une véritable  réconciliation entre le Fatah et le Hamas. La raison en est que le  Fatah, voire la totalité de l’Autorité palestinienne, n’a pas la  volonté d’agir de manière indépendante, compte tenu du fait que tous  deux sont presque entièrement tributaires pour leur survie financière  des donateurs occidentaux et arabes pro-occidentaux.

En effet, la « raison d’être » de l’Autorité palestinienne maintenant,  du moins du point de vue états-unien et israélien, est de combattre le  Hamas ou au moins de freiner sa croissance. Cela n’est pas une affaire  de stratégie politique passagère. C’est beaucoup plus que cela.  Israël, qui continue de contrôler la politique états-unienne globale  au Moyen-Orient, estime que l’inclusion du Hamas dans le corps  principal de la politique palestinienne relèverait plus ou moins le  plafond des aspirations et des attentes palestiniennes. C’est cela, et  pas le problème du terrorisme, qui est la principale raison de la  violente hostilité d’Israël au Hamas.

En outre, Israël considère qu’un Hamas fort s’emploierait à ce que le  Fatah ne fasse pas de sérieuses concessions à Israël sur des questions  cruciales du statut final comme Jérusalem et les réfugiés.

C’est pourquoi il est probable que la dichotomie entre l’Autorité  palestinienne et le Hamas se poursuivra pendant un certain temps, à  moins que l’Autorité palestinienne ne se délivre des chaînes de  l’asservissement aux États-Unis et l’Union européenne qui considèrent  le Hamas comme une organisation terroriste.

Silvia Cattori : Un officier du renseignement de l’Autorité  Palestinienne, Fahmi Shabana al-Tamimi [8], a dénoncé les  détournements de fonds publics au sein de l’Autorité palestinienne.  A-t-il été entendu ? Où vont les milliards que verse l’Union  européenne ?

Khalid Amayreh : Non, il n’a pas été entendu et n’est pas susceptible  d’être entendu. La raison en est claire. Si l’Autorité palestinienne  voulait vraiment et sincèrement combattre la corruption, elle devrait  démolir l’appareil de l’Autorité palestinienne dans son ensemble parce  que la corruption, sous ses diverses formes, n’est que l’autre face du  régime de l’Autorité palestinienne. En fait, il y a une relation  ombilicale entre l’Autorité palestinienne et la corruption. Cela peut  paraître comme une exagération pour beaucoup, en particulier en  Occident. Mais, ici, c’est tenu pour acquis. En bref, la corruption  infeste tous les aspects de l’Autorité palestinienne tant et si bien  que, seule, une révision approfondie et complète de l’Autorité  palestinienne pourrait endiguer le fléau de la corruption.

Silvia Cattori : Quand le président de l’Autorité palestinienne,  Mahmoud Abbas, demande aux autorités légitimes du Hamas (à Gaza) de  reconnaître Israël comme condition préalable à la formation d’un  gouvernement d’unité nationale, cela vous paraît-il normal ?

Khalid Amayreh : Non, ça ne l’est pas. Et il n’a pas le courage de le  dire ouvertement devant un public palestinien. D’ailleurs, lui et son  Autorité palestinienne ont reconnu Israël, il y a longtemps, et  regardez ce qu’ils ont obtenu en retour ?

Silvia Cattori : L’Organisation de libération de la Palestine, (OLP) a  reconnu Israël. Mais est-ce à son honneur ? Quelle est l’utilité de  l’OLP ? A-t-elle encore une raison d’être ? Considérez-vous ses  représentants au-dehors comme légitimes représentants du peuple  palestinien ? Mahmoud Abbas ne se sert-il pas de l’OLP pour diviser  les Palestiniens ?

Khalid Amayreh : L’OLP était un véritable représentant du peuple  palestinien. Mais c’était à l’époque où l’OLP maintenait encore son  intégrité nationale. Maintenant, à mon avis, l’OLP a perdu une grande  partie sinon la totalité de son honneur national, ne serait-ce qu’en  se livrant à des actes manifestes de trahison tels que la coordination  dite de sécurité avec Israël. Certains Palestiniens appellent déjà  l’Autorité palestinienne, la fille de l’OLP, un judenrat palestinien.

Silvia Cattori : Vos représentants à l’extérieur ne semblent pas  préoccupés par les abus de l’Autorité palestinienne. Leila Shahid,  représentante de la Palestine à Bruxelles continue de se référer à  Oslo, aux négociations, et autres non-sens. Notons au passage que  cette représentante de l’OLP est considérée, par exemple en France,  comme la voix palestinienne légitime par des militants comme Dominique  Vidal et Michel Warshavsky, avec lesquels Leila Shahid a donné des  conférences en France pendant des années. Les Palestiniens  s’attendaient-ils à ce que ces représentants démissionnent, en 2006,  quand Abbas et son mouvement du Fatah ont perdu le pouvoir ?

Khalid Amayreh : C’est vraiment tragique, car ces gens sont censés  défendre l’honneur du peuple palestinien, non pas soutenir et défendre  aveuglément des politiques qui corrodent cet honneur au service  d’Israël.

Mon impression est que ces personnes suivent le vieil adage « quand  l’argent apparaît, les têtes s’inclinent » Je suis désolé que certains  d’entre nous aient atteint ce niveau de dépravation.

Silvia Cattori : Quand le représentant palestinien à l’ UNESCO, Elias  Sambar, ou des membres de l’Autorité palestinienne, stigmatisent l’  Iran — un des rares pays de la région qui dénonce Israël sans  concession — ou accusent la résistance musulmane palestinienne d’être  « chiite » [9], expriment-ils l’opinion de la majorité de votre peuple  ?

Khalid Amayreh : Je ne crois pas. Mon impression est qu’ils se livrent  à ces déclamations stupides, afin de recevoir un certificat de bonne  conduite des États-Unis et d’Israël. Sinon, on se demande quel intérêt  les Palestiniens pourraient bien avoir à s’aliéner des millions de  musulmans chiites du monde entier en appelant le Hamas « chiite ».

D’ailleurs, le Fatah et l’OLP n’ont-ils pas supplié à plusieurs  reprises le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, d’inclure les  prisonniers du Fatah dans tout marchandage avec Israël touchant  l’échange de prisonniers ? D’où l’hypocrisie de leur part.

Silvia Cattori : Autre réalité : la collaboration du Fatah avec le  camp ennemi. Dans ces conditions, quand les Palestiniens entendent  Abbas ou Fayyad parler de « libération de la Palestine », peuvent-ils  les croire ?

Khalid Amayreh : Oui, je ne le sais que trop. C’est vraiment au-delà  de la chutzpah [insolence] ; c’est une hypocrisie pornographique qui  touche à la maladie mentale.

Silvia Cattori : Vous avez écrit que « le Front Populaire pour la  Libération de la Palestine (FPLP) fonctionne beaucoup plus comme un  parasite de l’Autorité Palestinienne soutenue par les États-Unis ».  [10]. N’est-il pas triste de voir qu’à l’extérieur, les associations  de solidarité et les groupes de gauche considèrent le FPLP comme un  parti de gauche et, de ce fait, lui versent des collectes d’argent  importantes ? Est-ce une bonne façon d’aider les Palestiniens dans  leur ensemble ?

Khalid Amayreh : Le FPLP n’est plus ce qu’il était. Son alliance  effective avec un Fatah soutenu par les Etats-uniens a plus ou moins  miné sa réputation passée. Par exemple, le FPLP n’a pas adopté une  attitude intransigeante vis-à-vis de la question de la coordination de  la sécurité avec Israël. Je me souviens qu’il y a deux ans, un  commandant de la sécurité de l’OLP a déclaré que « l’Autorité  palestinienne et Israël ont un ennemi commun, c’est le Hamas », et le  FPLP a gardé le silence face à cette apostasie nationale.

En outre, le FPLP est resté pratiquement silencieux et sans réaction  face aux graves attaques de l’Autorité palestinienne contre la liberté  d’expression, les droits humains et les libertés civiles en  Cisjordanie ; pour de nombreux Palestiniens, cette attitude était  impardonnable. Plus précisément, il y a une impression répandue en  Palestine occupée que la direction du FPLP a maintes fois permis à la  direction de l’Autorité palestinienne d’utiliser l’OLP, dont le FPLP  est un membre fondateur, dans son épreuve de force avec le Hamas.

Néanmoins, la plupart des Palestiniens, y compris moi-même, continuent  de considérer avec respect et admiration Ahmed Sadate, le chef  emprisonné du FPLP. Nous espérons qu’il sera bientôt libéré des  prisons sionistes.

Silvia Cattori : La Mosquée al-Aqsa est un lieu interdit à de nombreux  Palestiniens. De nouvelles restrictions interdisent aux musulmans  d’aller sur le site du Haram Al-Sharif. Après toutes les peines qu’ils  ont endurées de l’occupation israélienne, n’est-ce pas là la plus  cruelle des humiliations pour les Palestiniens ?

Khalid Amayreh : Oui, cela montre aussi qu’Israël refuse aux non juifs  la liberté de religion. Comment qualifier autrement ces mesures  draconiennes quand les gens venant de Paris ou de Los Angeles peuvent  accéder à la mosquée al-Aqsa alors que les musulmans et les chrétiens  palestiniens qui vivent seulement à quelques centaines de mètres de là  se voient refuser le droit de se rendre et de prier dans leurs lieux  saints respectifs ? Même les États les plus fascistes de l’histoire ne  se sont pas engagés dans de telles mesures.

Silvia Cattori : Gaza demeure assiégée malgré les protestations de  nombreux musulmans et non musulmans dans le monde. Les Palestiniens de  Gaza peuvent-ils continuer de survivre sans secours extérieur ?

Khalid Amayreh : Les Palestiniens n’ont pas d’autre choix que de  survivre. Les Palestiniens ont survécu en dépit de l’histoire parce  qu’ils se sont, constamment et fiévreusement, agrippés à ce choix, si  on peut appeler ça un choix. La seule alternative était la disparition  ultime et l’effacement national.

Néanmoins, il ne fait aucun doute que le cauchemar permanent de Gaza  est un stigmate de honte sur le front de la communauté internationale  et sur la conscience de toute l’humanité.

Il est plus que regrettable que, alors qu’un peuple entier se voit  violé, humilié, affamé, et torturé, les nations du monde regardent  juste passivement comme si cet holocauste au ralenti avait lieu sur  une autre planète ou dans une autre galaxie. Je ne peux vraiment pas  trouver le mot juste pour décrire ce crime gigantesque d’apathie  envers Gaza. Maintenant, je comprends pourquoi beaucoup de gens se  taisaient quand les nazis faisaient ce qu’ils faisaient en Europe au  cours de la Seconde Guerre mondiale.



http://www.voltairenet.org/article164424.html


Par jeromet • 2010-03-21 11:52:49
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Mardi 16 mars 2010
Israël lance ses escadrons de la mort sur tout le Moyen-Orient PAL

G.Houbballah - Al Manar


La guerre souterraine a ses règles. Des voitures explosent, des bateaux coulent et des hommes meurent de façon mystérieuse. Mais les coups portés dans la lutte secrète que se livrent l’entité sioniste contre l’Iran, le Hamas et le Hezbollah ne sont jamais revendiqués : seule une poignée de joueurs enregistre les succès et les échecs, et prépare les ripostes.

Or selon des sources égyptiennes citées par le quotidien londonien « Times » « Israël a entamé depuis un certain temps un processus d’élimination des responsables du Hamas et du Hezbollah dans tout le Moyen-Orient ».

Et « Times » rappelle... La mort de Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort vendredi dernier dans une chambre d’hôtel de Dubaï, est celle de l’un de ces joueurs. Elle aurait pu rester ignorée si le Hamas n’avait publiquement accusé « Israël » de l’avoir liquidé.

Le Mossad n’a, bien sûr, ni revendiqué ni démenti cette action. Tout comme personne n’avait non plus revendiqué l’assassinat du général syrien Mohammed Suleiman. Ce proche collaborateur de Bachar el-Assad tué en août dernier de plusieurs balles dans sa villa de Rimal al-Zahabiyeh, une luxueuse station balnéaire située au nord de Tartous.

Cet alaouite, membre de la même minorité religieuse que la famille Assad, avait été chargé de plusieurs dossiers sensibles, dont celui des programmes secrets de recherche en armement du régime syrien. Il aurait aussi été le responsable de l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais. Il aurait aussi été le responsable de l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, précise le quotidien.

Pas plus que n’avait été revendiqué l’assassinat du commandant en chef de la résistance le général Imad Moughniyeh, tué dans la mystérieuse explosion d’un véhicule au centre de Damas en février 2008.

Ni celle de l’expert nucléaire iranien Massoud Ali Mohammed, tué dans l’explosion d’une moto à Téhéran le mois dernier.

Ni celui de deux membres du Hamas, morts dans l’explosion d’une voiture piégée devant le bureau du représentant de l’organisation Oussama Hamdane le 27 décembre 2009 dans la banlieue sud de Beyrouth, ajoute le Times.

Toujours selon des sources égyptiennes citées par Times : « Nous savons que l’activité des services secrets israéliens a augmenté ... Nous sommes conscients que leurs activités se sont accrues sur notre territoire et dans d’autres pays de la région. Ils tentent de nous écraser tous dans leur guerre souterraine ».

Une source palestinienne à Ramallah a déclaré au quotidien que le « mouvement du Hamas a couvert certains incidents dont ont été victimes leurs membres afin de ne pas s’exposer aux embarras ».

Selon un diplomate égyptien cité par le quotidien, « il existe une coopération accrue entre Gaza et l’ Iran, et Israël craint que le soutien iranien ne renforce la capacité et la force du Hamas ».

Il a averti contre « l’expansion de cette guerre que mène Israël contre la coopération entre l’Iran et le Hamas", soulignant qu’il y a des pays qui ne veulent pas transformer leur territoire en un champ de bataille dans le conflit palestino - israélien.

Le quotidien britannique estime qu’ « Israël » veut à tout prix empêcher la coopération croissante entre le Hamas et l’Iran, via le Hezbollah.

-------------Mais encore, faute de ne pouvoir s’engager dans une guerre ouverte contre l’Iran le Hezbollah le Hamas et la Syrie, l’entité sioniste a déclenché une guerre souterraine sans merci, avec l’aide de certains services de renseignements arabes alliés.-------------

Dans le même contexte, le quotidien « Maariv » a révélé que le « Mossad » était derrière l’attentat contre un autobus à Damas, et deux autres explosions à Beyrouth et à Gaza. Le lien entre les attentats et l’assassinat du leader du Hamas « » Mahmoud Mabhouh dans l’émirat de Dubaï est selon Maariv réel !.

Bref dans cette guerre souterraine, chaque épisode, aussi incomplet et incohérent soit-il, est un élément de la nouvelle guerre froide qui se déroule au Moyen-Orient.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8180

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A Noël, un colis venu « d’un pays étranger » a été porté à trois responsables du Hamas à Beyrouth et a explosé, les tuant tous les trois. La semaine dernière, une bombe a explosé dans un immeuble du sud-Liban appartenant à deux responsables du Hizbollah, blessant trois enfants. L’un d’eux, Diana Zreik, âgée de 11 ans, a été amputée de la jambe gauche. Cela rappelle le passé, dans les années 1970, quand Israël envoyait des lettres piégées à ses ennemis au Liban.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8208


Par jeromet • 2010-03-16 13:14:47
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Jeudi 11 mars 2010
50,000 housing units are on planning and approval in East Jerusalem PAL

According to Israel's Haaretz newspaper, some 50,000 housing units are  reported to be in various stages of planning and approval on occupied  land in East Jerusalem.
IN DEPTH


 Haaretz says plans for around 20,000 apartments are already in an  advanced stage.

Israel's approval for building 1,600 new housing units for ultra-Orthodox Jews in East Jerusalem has infuriated the Palestinians.

Israel East Jerusalem housing plan VIDEO

http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2010/03/20103111112316078 38.html

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La Ligue arabe préconise la fin des pourparlers indirects entre  israéliens et palestiniens



La Ligue arabe a recommandé mercredi au Caire de ne plus supporter les  négociations indirectes pour la paix avec l'Etat hébreu sous l'égide  des Etats-Unis après l'annonce du projet israélien de construire de  1.600 logements à Jérusalem-Est.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100311/twl-israel-palestiniens-ligue-arab e-951b410.html

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Les Palestiniens menacent de se retirer des pourparlers de paix


Les Palestiniens ont menacé jeudi de se retirer des pourparlers de  paix indirects avec Israël, avant même l'ouverture des discussions,  pour protester contre le projet de construction de 1.600 logements à  Jérusalem-Est.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100311/twl-israel-palestiniens-951b410.ht ml

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Par jeromet • 2010-03-11 07:35:15
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Mardi 2 mars 2010
2 Mars Revue de Presse PAL


500 ARTISTES DE MONTREAL SE MOBILISENT ET RECLAMENT LA FIN DU BLOCUS DE GAZA

Cinq cents artistes montréalais se mobilisent contre les politiques d'Israël envers les Palestiniens, politiques qu'ils  comparent à l'apartheid sud-africain. Ils ont signé une lettre ouverte appelant au "boycottage, au désinvestissement et à  des sanctions contre l'État d'Israël".   Les cinéastes André Turpin, Hugo Latulippe et Anaïs Barbeau-Lavalette, le comédien  Paul Ahmarani, l'auteur François Avard et les chanteurs Richard Desjardins et Gilles Vigneault comptent parmi les  signataires. Selon les signataires,  Israël soumet Gaza à une pénurie chronique d'électricité, de carburant, de nourriture  et d'autres produits de base, tout en poursuivant sa campagne de violences militaires. Ils affirment que l'État hébreu sape  aussi  ce qu'ils appellent "le droit inaliénable des réfugiés palestiniens de regagner leurs terres". Le porte-parole du  Comité Québec-Israël a qualifié cette opération de vile propagande.


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Rafle de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Shu’fat

lundi 8 février 2010

Ma’an News Agency



Des dizaines de Palestiniens, dont des journalistes, ont été blessés après que des affrontements violents aient éclaté lundi  dans le camp de réfugiés de Shu’fat, la police israélienne et des forces paramilitaires prenant d’assaut le camp et  procédant à des dizaines d’enlèvements.

(JPG)
Les rafles de l’armée israélienne sont quasi-quotidiennes
dans les territoires palestiniens sous occupation.

Des affrontements ont éclaté près du poste de contrôle militaire à l’entrée principale du camp, de jeunes Palestiniens  jetant des pierres et des bouteilles vides vers les soldats israéliens, tandis que ceux-ci tiraient des gaz lacrymogènes,  des balles en caoutchouc et des grenades à gaz paralysant.

Plusieurs correspondants et photographes de presse ont été blessés. Parmi eux se trouvaient Samir Abu Gharbiyya, un  cameraman travaillant pour Al-Jazeera International, Amir Abed Rabbo, cameraman de Panet News, et Diala Juweihan,  travaillant pour Al Quds Press.

Le correspondant de Ma’an à Jérusalem, qui était également sur les lieux, a déclaré que trois officiers israéliens avaient  été blessés.

Quelques heures auparavant, un important déploiement de forces israéliennes avait envahi les quartiers d’As-Salam, Ras  Khamis, et Ras Shahada dans le camp, au nord de Jérusalem-Est occupée, et kidnappé plus de 60 Palestiniens appartenant à des  mouvements salafistes et au Fatah, a rapporté le correspondant de Ma’an.

La rafle se poursuivait maison par maison, sous prétexte de localiser des armes.

Parmi les personnes enlevées se trouvaient Fawzi Muheisin, Amir Ad-Dibs, Mu’taz Ad-Dibs, Hamza Ad-Dibs, Oudaï Abu As-Sa’d,  Ibrahim Ad-Dib’i, Hasan Abu At-Tein, Ali Issa, et plus de 20 ouvriers de la construction venant de la Cisjordanie et qui  résidaient dans le camp. Amir Ad-Dibs est le fils d’un membre du Fatah et selon les habitants, sa mère a été jetée au sol au  cours de l’enlèvement de son fils.

Le nombre exact de personnes kidnappées au cours de la rafle est incertain, les témoins l’estimant à plus de 60.

Les forces israéliennes d’occupation ont déclaré que 11 des détenus étaient « recherchés » et a confirmé que l’opération  était encore en cours.

Ce samedi, des affrontements avaient éclaté entre de jeunes Palestiniens et les soldats israéliens du poste de contrôle  militaire à l’entrée du camp de réfugiés, les jeunes Palestiniens protestant contre la politique d’inspection qu’ils  considèrent comme humiliante. Un certain nombre de plaintes ont été déposées contre des soldats israéliens chargés du  contrôle à l’entrée du camp de Shu’fat ces dernières semaines.

Le camp de réfugiés de Shu’fat abrite plus de 25 000 réfugiés palestiniens, dont la plupart ont été chassés de leurs foyers  dans Jérusalem. Le camp est isolé de Jérusalem par un mur de séparation et deux postes de contrôle militaires ont été  construits à l’entrée ouest du ghetto pour surveiller les mouvements des Palestiniens.

Les habitants doivent, pour vaquer à leurs affaires, passer quotidiennement par ces points de contrôle.

Plus tôt ce lundi, le camp de réfugiés d’Anata a également été pris d’assaut et on signale un certain nombre d’enlèvements.

Dans le même temps, les forces israéliennes ont attaqué les villages de Hajja et Azzun à l’est de Qalqiliya, et kidnappé six  adolescents.

Des habitants ont déclaré à Ma’an que les forces israéliennes avaient attaqué Hajja à l’aube et enlevé Munjid Atif Hassan,  âgé de 17 ans, et Muhammad Arif Thiab, âgé de 17 ans aussi, après avoir fouillé leurs maisons. A Azzun, les habitants ont  donné les noms de ceux qui ont été pris : Amjad Jamal Shilo, 19 ans, Jafar Abdul-Karim, 16 ans, Adham Shahir Salim, 17 ans,  et Mustafa Bilal Hussein, 17 ans.

Les soldats israéliens ont aussi enlevé 10 Palestiniens à Qalqiliya, Ramallah, Bethléem et Hébron juste avant l’aube.  L’armée d’occupation a dit avoir trouvé un fusil de fabrication artisanal lors de la perquisition d’une maison à Beit Ummar,  au nord d’Hébron.


http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8140

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ARABIE : PAS DE RECONNAISSANCE D'ISRAËL MALGRÉ UNE POIGNÉE DE MAIN

Le prince saoudien, Turki al-Fayçal, ancien chef du renseignement et ex-ambassadeur aux États-Unis, a affirmé dimanche que  sa poignée de main avec le vice-ministre israélien des Affaires étrangères ne présageait en rien d'une reconnaissance de  l'État hébreu. Il a précisé, lors d'une conférence internationale annuelle sur la sécurité à Munich, que cette  reconnaissance est tributaire du respect par Israël de l'appel du président américain Barack Obama concernant le  démantèlement de toutes les colonies de peuplement. Turki al-Fayçal a expliqué, que sa poignée de main samedi avec Danny  Ayalon n'avait eu lieu qu'après que ce dernier eut présenté ses excuses pour les actions d'Israël.

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On rebatit Haiti mais on ne peut rebatir Gaza car les materiaux ne peuvent entrer Jerome

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« Nous sommes dans leur collimateur »


Eugenio Garcia Gascón
Público


La Cour suprême israélienne a ordonné hier, la remise en liberté sous caution de 600 euros, de la pacifiste espagnole Jové  Ariadna Marti, membre d’ISM (International Solidarity Movement), qui avait été arrêtée par des soldats israéliens à Ramallah  (Cisjordanie occupée) dimanche matin à l’aube.

Les militants internationaux sont dans le collimateur des Israéliens, qui n’hésitent pas à les enlever ou même les expulser.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8195

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Le directeur du cabinet d’Abbas suspendu et soumis à une enquête


BBC Al Arabic


Le président palestinien Mahmoud Abbas a décide de suspendre son directeur de cabinet Rafiq Husseini, et ce jusqu’à la fin  de l’enquête qui le concerne.


Le directeur de Cabinet est accusé de fraude financière et d’abus sexuel, annonce faite, par l’agence officielle de presse  palestinienne.

Le président Mahmoud Abbas a déclaré la constitution d’une commission d’enquête chargée d’enquêter sur les accusations  d’abus de pouvoir à des fins lucratifs et sexuels.

L’agence de presse palestinienne a annonce que la commission d’enquête rendra les résultats de ses investigations, trois  semaines après la date de sa constitution.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8189

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Rapport n° 58 sur les violations israéliennes des droits humains

jeudi 18 février 2010

PCHR du 11 au 17 février 2010



Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) continuent d’agresser systématiquement les civils palestiniens et leurs biens  dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

Durant cette semaine du 11 au 17 février 2010 :

    * les FOI ont tué deux Palestiniens, dont un civil tué de sang-froid à Hébron ;
    * 5 civils ont été blessés dans la bande de Gaza, dont 4 mineurs ;
    * les FOI ont tiré et lancé des projectiles depuis la terre, l’air et la mer sur des civils et des cibles civiles dans  la bande de Gaza ;
    * elles ont mené 14 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie ;
    * arrêté 44 civils palestiniens, dont 21 mineurs, en Cisjordanie ;
    * arrêté 10 civils palestiniens dans la bande de Gaza, dont 8 furent relâchés ;
    * la marine israélienne a continué ses agressions contre les pêcheurs palestiniens dans la bande de Gaza ;
    * les FOI ont maintenu leur siège total sur les TPO et leur isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    * les troupes positionnées sur les check-points militaires en Cisjordanie ont arrêté un civil palestinien ;
    * les FOI ont poursuivi la colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens  et leurs biens :
          o les FOI ont détruit un parc à bestiaux dans le secteur de Wadi al-Hussain, au sud-est d’Hébron ;
          o 6 puits et 5 salles servant à l’agriculture ont été démolies à Ethna, un village près d’Hébron ;
          o les FOI ont remis des ordres de démolition contre 3 magasins à Bab al-‘Amoud, à Jérusalem.

Info-Palestine

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Dépêches du 22 février

Abou Zouhri : la communauté internationale protège le terrorisme
Gaza - CPI
"L’ignorance totale du rapport mensuel des Nations Unies sur la situation au Moyen-Orient au crime d’assassinat, à Dubaï,  contre le leader du Hamas, prouve solennellement que la communauté internationale protège le terrorisme du gouvernement  sioniste", a déclaré le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Zouhri, en contestant contre le silence honteux de la communauté  internationale au profit du Mossad.

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"Daily Telegraph" : les passeports des assassins d’al-Mabhouh ont été falsifiés en Israël.
Londres - CPI
"Les responsables au ministère britannique des affaires étrangères sont actuellement convaincus que le Mossad est impliqué  dans le crime d’assassinat contre Mahmoud al-Mabhouh", a révélé le journal britannique Daily Telegraph dans son édition, de  dimanche 21/2.

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Un Centre jordanien : l’occupation effectue un nettoyage ethnique contre les Palestiniens
Amman - CPI
Un centre gouvernemental jordanien a appelé les organisations internationales juridiques et humaines à démasquer les  politiques sionistes racistes de nettoyage ethnique pratiquées contre les palestiniens en confisquant leurs ressources  d’eaux.

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Netanyaou aurait approuvé l’assassinat de Mabhouh
 


Le Sunday Times a publié dimanche un rapport accusant Nétanyahou d’avoir été parfaitement informé par le Mossad du projet  d’assassinat de Mabhouh. Toujours selon le quotidien britannique, le Premier ministre israélien, aurait même personnellement  souhaité bonne chance aux agents impliqués dans l’opération, juste avant leur départ pour Dubaï. Par ailleurs, une source  israélienne a déclaré au quotidien anglais que les agents du Mossad étaient au courant de l’existence de ces caméras de  sécurité mais qu’ils auraient cependant été surpris par l'efficacité de la police de l’émirat à rassembler toutes les  preuves de leur implication.

http://www.infolive.tv/node/35759

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AFFAIRE MAHMOUD AL MABHOUH: D'AUTRES SUSPECTS EUROPÉENS DÉMASQUÉS PAR DUBAÏ

Les autorités de Dubaï ont identifié 15 autres suspects porteurs de passeports européens dans le cadre de l'enquête sur  l'assassinat le 19 janvier dans l'émirat d'un responsable du Hamas, Mahmoud al Mabhouh. Cette nouvelle liste porte à 26 le  nombre de présumés ressortissants européens mis en causes par les Émirats arabes unis dans cet assassinat imputé aux  services secrets israéliens. De ce nombre, l'on compte deux Palestiniens extradés de Jordanie et détenus pour complicité  dans cette
opération. La police émiratie croit que d'autres personnes encore pourraient avoir été impliquées dans ce meurtre et que  deux des fugitifs ont quitté l'émirat par bateau en direction de l'Iran. Israël a déclaré qu'il n'existait aucune preuve  pour mettre en cause son pays dans cette affaire.

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DES PALESTINIENS EN APPELLENT À L'ONU POUR BLOQUER LE MUSÉE DE LA  TOLÉRANCE

Des dizaines de familles de Palestiniens ont appelé mercredi l'ONU à intervenir auprès d'Israël pour obtenir l'arrêt  définitif de la construction d'un musée de la Tolérance sur un cimetière musulman de Jérusalem datant du 12ème siècle. Le  musée de la Tolérance doit être érigé à  Jérusalem sur le terrain du vieux cimetière musulman Ma'man Allah, communément  appelé Mamilla, où plusieurs saints soufis sont enterrés. Le projet a suscité l'indignation de la population musulmane et un  malaise au sein de l'opinion publique en Israël. La Cour suprême d'Israël, qui avait dans un premier temps ordonné de  suspendre les travaux, a finalement donné son feu vert en janvier 2009 à la  poursuite de la construction, les promoteurs  faisant valoir que la plus grande partie du terrain servait jusqu'alors de parking.


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Israel's new war on Islamic sites
 By Daud Abdullah

http://english.aljazeera.net/focus/2010/02/2010225111933403649.html

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Facts On the Ground

After bowing to right-wing pressure, Israel's naming to their National Heritage list of two highly contested West Bank  shrines – Rachel's Tomb in Bethlehem and Hebron's Tomb of the Patriarchs – has sparked Palestinian and international  protests. We wonder: Does Israel do these things to intentionally spark, or in blithe disregard for, the outrage they must  know will follow?

    "We strongly condemn this decision which yet again confirms the Israeli government's determination to impose facts on  the ground," said chief Palestinian negotiator Saeb Erakat.

--Abby Zimet Common dreams



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Par jeromet • 2010-03-02 12:53:26
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Jeudi 25 février 2010
Pourquoi les USA ferment-ils les yeux sur les bulldozers israéliens ? PAL


Robert Fisk


La « Palestine » n’est plus. Appelons-la « processus de paix » ou « feuille de route » ; et reprochons-le à la faiblesse de Barack Obama, à son aveu pathétique, puéril - tel un médecin optimiste qui rend un enfant malade sans espoir de guérison à ses parents - qu’une paix au Moyen-Orient était « plus difficile » à réaliser qu’il ne l’avait imaginé.

Alors même que vous lisez ces mots, les bulldozers israéliens et les ordres de démolition sont en train de réduire à néant la dernière chance de paix .


Mais le rêve d’une solution à « deux Etats », israélien et palestinien, règlement sécuritaire inoculé mais noble à des décennies de guerre entre Israéliens et Palestiniens, ce rêve est pour ainsi dire mort.

Tant les Etats-Unis que l’Europe se tiennent maintenant les bras croisés pendant que le gouvernement israélien anéantit avec zèle tout espoir d’Etat palestinien ; alors même que vous lisez ces mots, les bulldozers israéliens et les ordres de démolition sont en train de réduire à néant la dernière chance de paix ; non seulement dans le centre symbolique qu’est Jérusalem elle-même mais - et stratégiquement c’est beaucoup plus important - dans 60% des vastes terres bibliques de la Cisjordanie occupée, dans cette plus grande zone où les juifs désormais sont deux fois plus nombreux que les musulmans.

Cette plus grande partie de la Cisjordanie - connue avec les défunts Accords d’Oslo sous le sobriquet sinistre de « zones C » - est déjà tombée sous une législation israélienne, véritable apartheid par décret : un ensemble de lois israéliennes qui interdisent pratiquement toute construction palestinienne ou aménagement de villages, qui enfoncent sans vergogne les maisons palestiniennes pour lesquelles les permis de construire ont été impossibles à obtenir, ordonnent la destruction même des réseaux d’assainissement que les Palestiniens ont restaurés. Les colons israéliens ne connaissent pas de tels problèmes : c’est pourquoi 300 000 Israéliens vivent maintenant - dans 220 colonies, toutes illégales selon le droit international - sur les terres palestiniennes occupées les plus riches et les plus fertiles.

Quand le vieil envoyé d’Obama, George Mitchell, a repris dans l’humiliation le chemin du retour, cette semaine, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fêté son départ en plantant des arbres dans deux des trois plus grandes colonies israéliennes autour de Jérusalem. Avec ces arbres, à Gush Etzion et à Ma’aleh Adumim, il a déclaré envoyer un « message clair : nous sommes ici, nous y faisons des projets et nous y construisons ». Ces deux énormes colonies, avec celle d’Ariel au nord de Jérusalem, sont «  une part indiscutable d’Israël et pour toujours ».

C’était ainsi fêter la victoire de Netanyahu sur ce président américain arriviste qui avait osé défier la puissance d’Israël, non seulement au Moyen-Orient mais jusqu’en Amérique. Et pendant que le monde, cette semaine, écoutait Netanyahu commémorer la mémoire de l’Holocauste pour le génocide de six millions de juifs, injuriant l’Iran en le qualifiant de nouvelle Allemagne nazie - supposant le farfelu président d’Iran aussi maléfique qu’Hitler -, pendant que le monde l’écoutait, l’espoir d’un avenir pour la Palestine continuait de partir en miettes. Le président Ahmadinejad d’Iran n’est pas plus Adolf Hitler que les Israéliens sont des nazis. Mais la « menace » de l’Iran distrait le monde. Comme Tony Blair hier, qui essaie de se défiler devant sa responsabilité sanguinaire dans le désastre iraquien.

La véritable catastrophe, pourtant, se poursuit, aux abords de Jérusalem, au milieu des terres, des collines pierreuses et des grottes ancestrales, de la plus grande partie de la Cisjordanie.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8139


Par jeromet • 2010-02-25 07:45:15
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